CAP’TEN vous présente « Des Racines pour Grandir »

Avec « Des Racines pour Grandir », les enfants réalisent qu’ils font partie de l’histoire de leur famille et aussi de l’Histoire.

A l’aide des outils de gestion de projet, simples, adaptés aux enfants pour leur donner de l’autonomie dans leurs recherches et leurs réalisations, 110 gamins, dans 6 classes de 4 écoles de la Région bruxelloise sont entrés dans l’aventure au cours de l’année scolaire 2012-2013.

« Mes racines, ce sont mes ailes » - Découvrez la vidéo en cliquant ici.

Cap’Ten travaille en ce moment, avec une enseignante retraitée qui accompagne des instituteurs et institutrices, afin de mettre en place avec eux, dans leurs classes un projet ambitieux autour de la thématique des Racines. A Bruxelles, dans certaines écoles qui regroupent des dizaines de nationalités, d’origines et donc, de richesses, l’idée prend tout son sens…

Inutile de préciser que l’objectif du projet « Des Racines pour Grandir » est, bien entendu de renforcer les savoirs de base (lecture, écriture, calcul, expression), de leur donner un sens, mais ce que nous recherchons ensemble, surtout, c’est la valorisation de chaque enfant, de son histoire, de celle de sa famille. Parce que sans savoir d’où on vient comment construire le chemin qui mènera vers où on va ?

L’amour, la guerre, le travail, la politique et la science ont fait et font encore de nos familles de véritables voyageurs dont les enfants sont les héritiers.

Construire un arbre généalogique, et certains sont d’une beauté renversantes, retourner sur les traces des générations précédentes, découvrir les différentes origines géographiques des familles au fil des années et des générations, écrire les récits de vie de ses parents, grands-parents voire arrières grands-parents, retracer sa propre histoire et devenir des « passeurs » de l’Histoire, découvrir que si nos arbres fleurissent sous le soleil de Belgique, nos racines plongent sous tous les continents. Les enfants découvrent et valorisent leurs racines pour mieux pouvoir prendre leur envol et se projeter dans l’avenir… Des histoires de vie parfois terribles, terrifiantes, monstrueuses qui trouvent leur place à s’exprimer à l’école et qui changent le regard de tous sur les personnes qui les ont vécues.

Ce projet génère un mouvement positif, une dynamique d’apprendre, tant chez les enseignants que chez les enfants et leurs parents. Ces parents dont on se plaint si souvent qu’ils sont absents, qu’on ne les voit pas à l’école ; l’école, cette institution impressionnante et vaguement menaçante pour certains qui n’y sont convoqués que quand il y a un problème avec leur gamin…

Rien de magique dans l’engouement qu’une telle démarche génère, rien que de l’humain, de l’échange, du mouvement, du partage, et plein, plein d’apprentissages de tous pour tous ! Et les effets collatéraux sont bien clairs : retrouver de la motivation scolaire, gagner en confiance, savoir qui on est et en être fier, trouver sa place. Parce que finalement, la mission ultime de l’école n’est-elle pas de « Grandir et faire grandir » ?